Eglise protestante unie des Alpes du Sud
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DEUX VIES, DEUX OEUVRES ENTRECROISEES

NEFF Felix (Genève 1798 - Genève 1829) :

Tout d’abord sergent de la Garde de la ville, il se convertit subitement à l’âge de 21 ans et ne songe plus qu’à l’évangélisation, en Suisse d’abord puis en Dauphiné, à Mens (en 1821), enfin dans nos hautes vallées à partir de 1823 : Champsaur, Queyras et surtout vallée de Freissinières (il habite à Dormillouse).
Il les sillonnera inlassablement durant 6 années avant de retourner à Genève, épuisé, où il mourra à l’âge de 31 ans.
Son action évangélisatrice s’inscrira non seulement dans un Réveil que l’on retrouve également dans le Diois à la même époque, mais dans une vision plus large qui en fait l’originalité. Il ne dédaigne pas en effet de s’occuper d’instruction (par l’ouverture d’écoles, la formation d’instituteurs), d’hygiène alimentaire, d’agronomie, voire de Génie Rural (création de canaux d’irrigation)
 
On comprend mieux dès lors pourquoi Samuel LORTSCH l’a surnommé « l’apôtre des Hautes Alpes », tant son œuvre, malgré sa brièveté, a marqué ces vallées pour longtemps.

Pour lire sa biographie selon l'ouvrage de Samuel LORTSCH (préface de Ruben Saillens), avec  l'aimable autorisation de Jean-Michel Ravé, responsable des  éditions EPIS (Evangélisation par l'Image et le Son) : www.regard.eu.org , dont voici quelques extraits :
 
"....Neff retourne dans les Hautes-Alpes fin décembre 1824. En arrivant à Orpierre, siège du Consistoire, il apprend qu'un pasteur, « homme profondément immoral, accusé de plusieurs crimes, et chassé, ou repoussé de toutes les églises, était revenu à Orpierre se recommander à quelques anciens du Consistoire, les seuls amis qu'il ait au monde. Ceux-ci ne rougirent pas de le proposer pour l'église du Champsaur, qui n'a jamais été pourvue et que je dessers, comme les autres, provisoirement ». Sans son opposition et l'intervention énergique de quelques amis, Neff aurait été ainsi remplacé dans cette région !..."


VERNIER Jean Frédéric  [Pierrefontaine (Doubs) 1796-Barcelone (Drôme) 1871]
 
Evangéliste français, né dans le Doubs (Pierrefontaine) en 1796. Ayant très jeune reçu un appel du Seigneur pour « porter la bonne nouvelle du Salut et annoncer les insondables richesses du Christ », après un court séjour à Mens, il arrivera en 1829 dans la Drôme qu’il ne quittera plus jusqu’à sa mort en 1871.
Durant 40 années, il sèmera inlassablement la bonne semence jusque dans les villages les plus reculés du Haut Diois, acteur majeur des différents réveils qui secouèrent les communautés de la vallée de la Drôme durant tout le 19° siècle.
Son petit fils, Samuel VERNIER a voulu rendre justice de cet obscur travail missionnaire, à travers une thèse soutenue en 1897en vue de l’obtention du « grade » de bachelier en théologie, à la faculté de Théologie de Paris.
Cette thèse a été récemment rééditée (en 2008) par les éditions Ampelos (www.editionsampelos.com) dont le directeur, Eric PEYRARD, nous a aimablement autorisés à transcrire quelques extraits :
 
« … J'ai de nouveau visité Aucelon avec le cher frère Masson. Nous avons été transportés de joie et de reconnaissance envers le Seigneur, à cause du changement qu'il a opéré dans ce village. Plusieurs âmes sont touchées par la grâce de Dieu, d'autres pleurent sur leurs péchés et soupirent après le moment de la délivrance. M. le Maire est près du royaume des cieux ; depuis ma dernière visite, il a rassemblé les protestants, le dimanche, pour leur faire des lectures de sermons. Ses deux filles aînées ont commencé une école du dimanche….. »
« Le Consistoire de la Motte-Chalancon nous a choisis, le frère Masson et moi, pour visiter toutes les Églises et les familles de son ressort, afin de faire un recensement exact des protestants, et de connaître le nombre de personnes qui savent lire, celui des Bibles et des Nouveaux Testaments qui existent parmi eux. Nous avons accepté avec empressement cette mission. Ainsi, le Seigneur nous ouvre la porte pour annoncer l'Évangile à une trentaine de villages disséminés dans ces montagnes. Il y a plus de trois semaines que nous sommes en marche dans ce but. Nous n'avons cessé de gravir les hautes et pénibles montagnes de la Drôme. Tous les soirs, malgré nos fatigues, nous avons pu réunir les protestants des diverses localités que nous avons traversées, pour leur annoncer la Bonne Nouvelle. Ils ont manifesté le plus grand empressement à nous recevoir et à venir nous entendre. »
 
Vous pouvez également consulter la fiche de lecture de l’ouvrage, qui se termine par une comparaison avec le mouvement de Réveil de l’entre deux guerres : les brigades de la Drôme avec l’équipe de Jean Cadier :



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